Comité de Quartier Caudéran - Le blog

jeudi, 26 janvier 2012

PROJETS IMMOBILIERS A CAUDERAN. La concertation est bien tardive et occulte totalement le projet éventuel de Tramway ou de BHNS

La Ville de Bordeaux a engagé ce vendredi 20 janvier 2012 un cycle de concertation publique avec les habitants et les acteurs de terrain situés au carrefour de l’avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny et de la rue Carton. Aux limites de Mérignac et Eysines, elle y est propriétaire d’un terrain sous-occupé. L’Etat dispose également à cet endroit d’un ensemble foncier bâti de plus de 2 hectares qu’il s’apprête à libérer. Soit 30 000 m2 au total.

Caudéran ne disposant pas de salle publique assez grande et fonctionnelle c’est l’AGJA qui nous a accueilli. La demande d’informations surprit des organisateurs presque débordés mais satisfaits de cet empressement. La promesse de l’ouverture d’une concertation permanente jusqu’à la phase terminale du projet détendit l’atmosphère. Espérons qu’il en soit réellement ainsi, certains ne voulant pas dés le début se laisser enfermer dans cette problématique : Urbanisation = Logements.

Notre Comité de Quartier bien que non invité par la municipalité était représenté. C’est bien la première fois que nous assistions à une démarche participative où la conclusion ne serait pas ouvertement connue d’avance.

Dans l’exposé introductif, il est rappelé que ce terrain est en partie celui des anciens garages-ateliers du tramway de Bordeaux, branché sur l’ancienne ligne de tramway Bordeaux-Saint Médard passant par le Bld de Lattre de Tassigny. Il serait impensable d’entériner le fait de les remplacer par des logements ou bureaux, en supprimant une des justifications de recréer à cet endroit la ligne D ou la ligne D.bis par son tracé naturel qui desservirait Caudéran, Le Haillan et Saint Médard.

En effet le moment venu la CUB serait trop heureuse d’opposer le fait qu’il n’y aurait plus d’emprises disponibles pour recréer un garage-atelier indispensable à toute ligne structurante que ce soit de tramway ou de BHNS (Bus à haut niveau de service). Nous devons être attentifs sur cette question afin de préserver l’avenir.

Il est toujours agréable de vivre à Caudéran Cet environnement que les Seniors apprécient toujours beaucoup est caractérisé comme insuffisant par les plus jeunes de plus en plus nombreux qui n’y trouvent pas les équipements collectifs tant pour leurs jeunes enfants que pour eux-mêmes. Ils quittent souvent Caudéran pour des quartiers de la CUB mieux équipés et plus vivants, ou font appel aux Services et équipements des communes voisines Eysines, Le Bouscat, Mérignac, non sans difficultés (incohérence des compétences, CUB ici, communes là !..qui plus est dans des quartiers en limite de "frontières" communales. )

A ce stade d’éblouissement et pour éviter de retomber sur terre trop brutalement, il n’est sans doute pas inutile de rappeler les récents projets immobiliers réalisés conjointement par les Promoteurs et la Ville de Bordeaux sans consultation préalable :

- Sud Ouest du 28 décembre 2007 nous apprend que nous avons gagné pour 500 000 euros, la « chance » de pouvoir garder aux terrains de tennis de l’ASPTT de Caudéran leur vocation plutôt que d’être voués à l’urbanisation (Bataille que les riverains et notre Comité de Quartier n’auraient pas eu à mener ni le coût à supporter par les contribuables si la révision du PLU en 2006 n’avait pas acté le déclassement en zone constructible de la plupart des zones sportives de Caudéran)

- Doublement de la population du Quartier Montesquieu entre 2007 et 2010 (soit 2000 habitants supplémentaires) avec disparition de tous les terrains et activités (Girardeau, Bdx Bois Service, SLPM) sans équipements collectifs (même pas la crèche promise) ni réflexion sur le devenir de la gare SNCF. Et déjà bien sûr les nouveaux critères de parkings plus souples pour les Promoteurs qui asphyxient déjà nos rues et trottoirs.

- Même scénario sans concertation préalable ni équipements collectifs ni parkings suffisants pour les réalisations immobilières rues des Orangers, des Pins Francs, Poujeau (pourtant terrain municipal), Gambetta, Alsace Lorraine, Avenues de la République et d’Arès, quartier Monséjour (usine Kennamétal, 50 salariés licenciés en 2009 pour un lotissement) …………etc,…
Sans oublier la réalisation en cours place Ozanam-rue Gambetta-rue Basque....

Concertation véritable, OUI

Vigilance, TOUJOURS PLUS

vendredi, 23 décembre 2011

Bonnes fêtes à tous, bonne année 2012

En cette fin d’année plutôt morose, est-il déplacé que de formuler des vœux pour atteindre le printemps 2012 ? Eternellement optimiste, le Comité de Quartier de Caudéran-Centre veut, en cette période, oublier tous les prophètes de malheur sur les déficits creusés, l’Euro condamné ou les présidentielles formatées. En 2012, tout peut arriver.

A Caudéran, les sujets récurrents de la récrimination (… manque de salles, routes défoncées, transports trop lents et peu fiables…) ne font pas encore partie du passé.

Ce grand quartier bordelais a été recomposé comme aucun autre quartier durant ces trois dernières décennies. La réhabilitation massive et l’habitat collectif ont été largement stimulés par la disponibilité foncière, hélas souvent par une urbanisation du quartier sans cohérence. Ils ont attiré une population plus jeune que le Caudéran traditionnel, regardé comme celui des grandes propriétés et des belles demeures occupées par des personnes « fortunées », passé pourtant révolu.

De classe moyenne et chargés de familles, les nouveaux arrivants ont des besoins en matière de vie collective, de voirie et de transports. La prochaine mise en service d’Euratlantique provoquera un appel d’air de déplacements vers une gare, transformée en un centre de vie et d’échanges. Caudéran est situé dans cet axe Nord-Ouest/Sud-Est où l’absence de transports rapides et de grande capacité fait cruellement défaut.

A nous d’agir pour que les esprits évoluent et que les bonnes décisions soient prises. Pour que 2012 soit l’année d’un nouveau départ et pour que « vivre ensemble » soit le bonheur de tous.

samedi, 17 décembre 2011

Tram ligne D, grand stade, LGV, même ‘combat’ ?

Il est extraordinaire que la simple dénonciation de pratiques détestables par Trans’Cub, ici en mettant sur la place publique des données chiffrées sur le projet du grand stade, ailleurs sur le tram-train du Médoc, données que chacun est à même de vérifier, soit aussitôt taxée de manœuvre rétrograde, passéiste, ou pire d’opposition partisane systématique voire sectaire par certains détracteurs. Notre Comité est bien placé pour en connaître : que n’a t-il entendu parfois à propos de son positionnement contre le tracé pour la ligne D du tram. Contre un tracé imposé, pas contre la nécessité d’un transports en commun efficient pour le quadrant nord-ouest.

Dénoncer l’absence de chiffrages, l’occultation de données, voire la tromperie qui fausse tout débat sur le projet de la ligne D, ne veut pas du tout dire que les contestataires sont opposés au tram ou BHNS, ni que ce sont des conservateurs frileux tenants du vélo ou de la marche à pieds. Ceux qui dénoncent la gabegie et les éléments fallacieux sont sans aucun doute aussi des partisans de la modernité et de l’amélioration des transports en commun pour le plus grand nombre. Mais pas n’importe comment et à n’importe quel prix.

Même chose pour ce qui concerne le grand stade : dénoncer l’occultation d’un chiffrage, ou exposer celui réellement nécessaire, n’est pas motivé par une opposition au principe d’un grand stade, à sa nécessité.

Pour tout projet d’envergure, ou même de proximité, il est incontestable que chacun se pose la question (ou devrait se la poser !) de son intérêt général, de sa pertinence sociale mais aussi économique. C’est ce qui est fait ce jour pour la LGV Sud-Ouest, gelée par le ministère pour des études complémentaires en ce sens, douche froide pour ceux qui la défendaient aveuglément.

Il faut que nos élus, les décideurs, comprennent enfin que les citoyens sont plus avertis qu’ils ne le pensent, et qu’ils s’en remettent de moins en moins à eux les yeux fermés. Contester la possibilité de contester est une curieuse façon de vivre ensemble, en démocratie. Qui plus est pour ne tenir aucun compte des éléments avancés par ces opposants, voire pour les dénigrer sans démontrer leur erreur. Parce qu’une LGV, un tramway ou un grand stade seraient nécessaires, on pourrait les faire n’importe où, n’importe comment, à n’importe quel prix, et qu'il faudrait rester silencieux lorsqu’on relève des dérives que chacun d’un peu curieux, s’il veut bien s’en donner la peine, est à même de constater ?

samedi, 26 novembre 2011

Enquête / sondage TRANS’CAUDÉRAN : les transports en commun sur Caudéran.

Depuis la restructuration du réseau TBC en février 2010, qui devait faire l’objet d’un audit dans les 6 mois, et les dernières modifications intervenues à la rentrées suites aux remarques de la Cub, il apparaît que l’usager est absent du jeu. Il est pourtant le tout premier concerné. C’est pourquoi nous avons souhaité lui donner la parole, qu’il soit utilisateur régulier ou occasionnel. Nous n’avons pas la prétention de réaliser une étude scientifique. C’est une sorte de sondage, avec ses limites, qui permettra de se faire une idée sur le ressenti des usagers. Cette opération se déroulera sur plusieurs semaines auprès des usagers aux arrêts de bu,s afin de pouvoir en faire ressortir des tendances. Utilisateur régulier ou occasionnel (à préciser), n’hésitez pas à renseigner le document d’enquête mis en ligne sur le site et à nous le retourner.

lundi, 27 juin 2011

Tram D : la mascarade continue ?

Le choix par la CUB du tracé nord pour la ligne D va encore accroître le déficit puisque la clientèle actuelle des bus dans ce secteur est de 45% inférieure à celle d’un tracé sud. Malgré toutes les manipulations de la CUB pour démonter nos chiffrages issus des enquêtes du concessionnaire de l’époque, Véolia, c’est un argument fort qui montre que ce projet de tram D par Fondaudège-Libération ne va pas dans le sens de l’intérêt général. Il l’est d’autant moins lorsque l’on sait le déficit de TBC (budget transport : 155 M€, déficit 2010 :105 M€) ...... (On doit noter ici que le Tribunal Administratif de Toulouse a retoqué le projet de la ligne Garonne et stoppé les travaux en particulier parce que la rentabilité du projet n’était pas assurée.) Contrairement à ce que la CUB avait déclaré à mi 2009 pendant la concertation, elle n’a finalement réalisé aucune analyse économique et de rentabilité comparative des 2 tracés, et encore moins du projet commun d’intérêt général que nous avions proposé sur les 2 corridors. Nous devons dire que cette comparaison promise n’est certainement pas produite car elle démontrerait le non-sens du choix politique fait par la CUB.

En bref : - Corridor Nord : clientèle effective actuelle inférieure de 45% (occulté dans le dossier au bénéfice de soit-disant potentiels), phénomène aggravé par la double desserte assurée par le corridor nord conjugué au tram-train du médoc (2 lignes sur Le Bouscat et Bruges à 500 m de distance), désastre économique inévitable sur les activités existantes et en particulier sur les concessionnaires automobiles et commerces associés (impact non chiffré et quasiment occulté au dossier de DUP), plan de circulation aberrant dans le secteur de la barrière du Médoc, corridor nord ignorant le plus grand nombre d’établissements scolaires (17 au nord,32 au sud) alors que cette clientèle est la clientèle naturelle des TC.

- Corridor Sud : clientèle effective actuelle supérieure de 45%, infrastructure complémentaire du tram-train du Médoc pour assurer une desserte complète et équilibrée du quadrant nord-ouest, préserve le potentiel économique des activités de la zone nord, plan de circulation éventuel cohérent grâce aux 2 axes parallèles rue Ecole normale et avenue général de Gaulle, desserte du maximum d’établissements scolaires, ….

Une Enquête d’Utilité Publique pour le passage de la Ligne D a été lancée le 30 juin. Elle se terminera le 13 juillet. Les dossiers sont consultables à la CUB, dans les mairies de Bordeaux (pas à Caudéran), du Bouscat, de Bruges, Eysines. Nous ne saurions trop vous inviter à les consulter et à faire vos remarques dans les registres prévus à cet effet. Pour notre part, nous ne manquerons pas de faire valoir nos arguments.

dimanche, 26 juin 2011

Déficit de TBC : par ici la facture.

Ainsi que le rapporte le journal Sud-Ouest ce samedi 25 juin matin, le déficit du réseau TBC est passé de 97 millions d’euros en 2009 à 105 millions en 2010 soit + 8%. Kéolis est dans le collimateur de la CUB, …. Cub qui a choisi KEOLIS et ses promesses face à l’expérience de VEOLIA. Nul doute que la CUB doit être dans ses petits souliers.

Pourtant, lors du dernier Conseil de Quartier de Caudéran, Kéolis ne tarissait pas d’éloges sur sa restructuration du réseau TBC en février 2010, autosatisfaction affichée sans retenue. En particulier pour parler à la place des usagers, pour mettre en avant les progrès intervenus. En oubliant la suppression de lignes (sur la 16 en particulier), au prétexte de changer " les pratiques de transports ", les horaires non respectés, les retards systématiques, sans parler de certains bus bondés aux heures de pointes obligeant à attendre le suivant.. Oubliant les nombreux conflits sociaux, ..... et maintenant la facture que le contribuable devra supporter.

mardi, 29 mars 2011

CANTONNALES : un autre regard (suite) ?

Pour Caudéran, quelle leçon tirer de cette consultation locale. Pour une fois, elle s’est déroulée sans qu’une autre élection n’interfère les résultats. En lisant les résultats, la première donnée qui frappe violemment est le taux d’abstentions et de votes nuls, surtout lorsqu’il est calculé sur le nombre des inscrits. Comparés à la moyenne nationale (55%), ils sont très nettement au-dessus.

CANTONALES 2011 à CAUDERAN

COMPARAISON 1° TOUR
............ Inscrits .... augment. ...... exprimés ........ % exprimés .. % abstent. & nuls.

2004 : .. 26.144 ........................... 15.289 ...... ...... 58,5% ............ 41,5%

2011 : .. 27.609 ..... 5,6% ............... 9.858 ..... ...... 35,7% ............. 64,3%

COMPARAISON 2° TOUR

2004 : .. 26.146 ............................15.904 ..... ......... 60,8% ............ 39,2%

2011 : .. 27.609 .... 5,6% ...............10.080 .... .......... 36,5% ............ 63,5%

Les « chipotages » sur les gains de quelques points perdus ou gagnés dans chaque camp n’ont plus de sens dès que l’on constate que deux Caudéranais(es) sur trois ne se sont pas exprimés, soit par le désintérêt, soit par la suspicion (cf. précédent texte).

Un Comité de quartier qui a pour objectif l’amélioration du cadre de vie de ses habitants(es) s’interroge donc en dehors de tout clivage politique : que révèle cette élection, et quel message délivre-t-elle à tous les responsables politiques, dans leur rôle aux responsabilités, ou dans leur positionnement dans l’opposition ?

Notre prochaine réunion programmée pour le jeudi 7 avril (20h. mairie-annexe) devrait être le lieu où les Caudéranais(es) pourront exprimer à la fois leurs attentes vis à vis des politiques et leurs volontés de prendre des initiatives pour cette amélioration.

jeudi, 24 mars 2011

Cantonales : un autre regard ?

A l’approche du 27 mars, 2° tour des cantonales, il est de bonne guerre pour chaque candidat d’argumenter sur les raisons de voter pour lui. Dans notre lettre ouverte adressée avant le 1° tour, nous avions rappelé que les élections étaient le moment privilégié pour dresser le bilan et échafauder des projets. Le bilan est la « photo » d’une situation donnée. Parmi les techniques photographiques en vogue, celle du « trompe-l’œil » est, de loin, celle que le monde politique privilégie. Elle fut l’apanage de la consultation publique sur le projet de tracé de tram D.

En zone urbaine et plus particulièrement dans un quartier aussi étendu que Caudéran, les opérations du département sont quasiment « transparentes » ; l’action sociale, les équipements socio-éducatifs ou les transports interurbains n’offrent guère la possibilité d’étaler les réalisations sous une forme aussi spectaculaire que la réfection d’une place d’église.

Toutefois, manier un petit peu trop le trompe-l’œil fait perdre le charme de la photo. Elargir le champ de vision en évoquant les dossiers généraux, soit. Mais donner en exemple la restructuration de la ligne 16(*) comme signe "de l’attention personnelle aux besoins des Caudéranais en matière de transports" provoque un doute sur l’acuité du regard. Classer la rue Ferbeyre comme « rue importante » dans le programme très chiche de la réfection de la voirie est également troublant.

Ces cantonales sont vraiment un test de vérité. Avec 64,3 % d’abstention et de votes nuls, elles ne sont un succès pour personne. Près de deux Caudéranais sur trois ont exprimé leur désintérêt ou leur suspicion sur un discours désuet. Le temps de se défausser sur la responsabilité de l’assemblée d’à côté, ce temps-là est révolu. Le temps de regarder la réalité autrement qu’à travers le prisme de la défense du clan à défendre, ce temps-là est celui qu’attendent les Caudéranaises et Caudéranaises de la part de leurs élus.

(*) Septembre 2007 : suppression de la desserte du lycée Camille Jullian et passage par la rue Judaïque au lieu de Croix Blanche. Février 2010 : suppression de l’itinéraire Gabriel Fauré par rues Léon Blum-Capeyron

vendredi, 11 mars 2011

Des élections locales plus souvent.

De temps immémoriaux, dans bien des communes de France et de Navarre, les élections locales sont l’occasion de réaliser des travaux d’intérêt général souvent attendus depuis longtemps, dans une soudaine agitation : chacun connaît le coup de peinture ici, le bouchage du trou là, la réparation de tel équipement, etc, etc ….. Dans le temps, c’était parfois réduit à la simple peinture blanche des bordures de trottoirs quelques jours avant le bulletin dans l’urne.

Aujourd’hui, dans notre quartier, par on ne sait quelle magie, voilà que le bouchage des trous de la rue Claude Bernard a été engagé ! Pourtant, cela était demandé depuis des années pour cette voie de desserte importante du centre « ville » (parmi bien d’autres !!!). Mais voilà, il n’y a pas les fonds nécessaires ... Sans doute qu’à la veille d’échéances électorales on sait trouver un peu de gravier et du goudron …

Il serait donc raisonnable d’envisager l’organisation d’élections locales tous les 6 mois. Certainement qu’une part importante des 60% de rues défoncées de notre grand quartier seraient ainsi réparées dans les 6-8 ans, et que durant ces années la quasi totalité des trajets de bus seraient en sites propres. Sautons l’urbanisation anarchique, incontrôlée, sans cohérence, qui serait freinée, sans parler des équipements sociaux culturels, comme la construction d’une salle des fêtes/pôle associatif indispensable pour les 45.000 et demain 50.000 habitants de notre quartier !

C’est dit : pour que les choses avancent, organisons des élections locales tous les 6 mois !

mardi, 8 mars 2011

Quartier abandonné .... (suite sans fin !)

Comme nous l’écrivions dans un précédent billet à propos de l’implantation de deux abris bus de part et d’autre de la rue Pasteur à hauteur de la rue Murat, nous ne savons pas si c’est l’action de notre Comité sur cette question qui en est à l’origine, ou la proximité des élections cantonales, mais le fait est qu’ils ont été construits. Il en manque bien d’autres, beaucoup trop d’autres. On peut citer en particulier l’arrêt « Vélodrome » , très utilisé par divers usagers de tous ages, qui n’ont pour seul abri qu’un poteau indicateur. Ce n’est pourtant pas la place qui manque. Que dire sur l’arrêt « Les bleuets », où des conteneurs obligent les piétons à passer sur la chaussée. Faudra t-il un accident ? Combien de fois faudra t-il protester pour qu’enfin une véritable politique d’aménagement soit mise en place, autre que du saupoudrage ici ou là sans cohérence, sans concertation ?

D’autant plus qu’il est parfois difficile de s’y retrouver quant à la compétence des uns et des autres. Le citoyen bordelais s’adresse tout naturellement à ses élus. Lesquels immanquablement répondent ici : « Voyez la CUB, c’est elle qui a compétence en matière de transport ». Ce qui entraîne souvent la réponse de cette dernière : « Pour ces questions, voyez vos élus communaux ».

Cela a sans doute été le cas pour le café St Amand (carrefour St Amand/de Lattre de Tassigny), détruit au printemps 2010 lors d’un accident. Comme bien souvent sur notre quartier, c’est l’immobilisme avec des administrations et/ou des élus qui se renvoient la balle. L'affaire devrait se régler au printemps 2011 dit-on ... Il en est ainsi depuis des années pour un mur de clôture qui s’effondre sur la chaussée au bout de la rue Poujeau à l’intersection de la rue Longchamps, sans que rien ne bouge. Sans doute que la gestion de notre quartier se réduit à la pose d’un panneau « Piétons, prenez le trottoir d’en face. » … en espérant que ce dernier ne soit pas défoncé.

Un motif de satisfaction dans ce sombre tableau : suite à notre demande, un passage protégé a été tracé sécurisant la traversé de la rue Pasteur pour la desserte des arrêts de bus « Murat/Virginia » (et celle des autres piétons). 10 jours entre le dépôt de notre dossier à la mairie et la réalisation sur le terrain, c’est suffisamment inhabituel pour que cela soit relevé. Merci aux services techniques de la mairie …et de la CUB. S’il pouvait en être ainsi pour nos nids de poules et autres trottoirs défoncés …..

samedi, 8 janvier 2011

Meilleurs vœux 2011 .....

En cette période de vœux, le Comité de quartier de Caudéran-Centre souhaite à vous et aux personnes qui vous sont chères, pour l’année 2011… tout le bonheur du monde, évidemment. Et pour Caudéran, l’amélioration significative du cadre de vie. Que les promesses, souvent formulées avec la bonne foi du moment, ne soient pas, à nouveau, abandonnées.

Récemment, nous posions la question : « Que vaut Caudéran ? » … A propos, notamment de l’évolution des transports en commun. Vous ne serez pas étonnés d’apprendre que nous n’avons reçu aucune réponse de la part des élus. Les grands projets de restructuration du quadrant Nord-Ouest pour l’équiper de transports en sites propres rapides, nombreux et réguliers se sont arrêtés aux portes de Caudéran. Ils se sont heurté aux ambitions et aux calculs immobiliers d’un tram D pour lequel Caudéran n’avait pas sa place. Le plan TBC 2010 pour les bus réduit significativement les fréquentations et la régularité des principales lignes, les lianes 2, 3 et 16, malgré l’apport de quelques lignes de bus transversales. Les bus traversant Caudéran véhiculent un nombre impressionnant de scolaires ; les projets pour Caudéran, s’ils se veulent ambitieux, doivent comprendre un projet tram – ou, au minimum, des conditions de circulation de ses bus en sites propres. "Parce qu’il le vaut bien".

Sur le plan de la voirie, la rénovation de la place de l’église Saint Amand avec ses belles pierres (... mais aussi avec les inextricables embouteillages quotidiens…) ne suffit pas à cacher le retard qui a été pris sur la réfection des rues. Les trous dans la chaussée continuent à se creuser, les trottoirs à se défoncer et à se transformer en pataugeoires dans de très nombreux quartiers. Notre vœu pour 2011 reste modeste. Si l’enveloppe budgétaire est à ce point réduite pour Caudéran, ce qui n'est pas admissible, il sera de demander un peu de cohérence dans les choix de réhabilitations et de porter l’effort sur les rues les plus fréquentées.

Enfin, cette ancienne commune verte où l’on appréciait tant de circuler parmi de belles propriétés entourées de jolis parcs aiguise depuis longtemps, et plus encore aujourd’hui, l’appétit de très nombreux promoteurs immobiliers. Gageons que les permis de construire délivrés sans cohérence dans un quartier manquant cruellement d’infrastructures ne conduisent pas à le placer sur la pente glissante d’une cité-dortoir …. processus qui a déjà commencé. Qu’il ne devienne pas le fourre tout de décisions scabreuses, avec tous les problèmes qu’une telle situation engendre. C’est notre vœu le plus cher pour 2011 …. et pour les années suivantes.

lundi, 22 novembre 2010

Abris bus : enfin !!!!!

Est-ce l’action du Comité de quartier ?... L’arrivée prochaine de Père Noël ? ... La proximité d’élections locales ?.... Nul ne le sait très bien et nous nous garderons de faire un choix. Mais c’est avec surprise et plaisir que nous avons constaté la construction de 3 abris-bus (oui, 3 d’un seul coup !) aux arrêts Pasteur-Murat et Pasteur-avenue de la Gare. Deux dans le sens Mérignac–Bordeaux, un dans le sens retour arrêt Pasteur-Murat. Relevons au passage l’absence de toute concertation ou information. 20 ans qu’ils étaient attendus. Espérons qu’il ne faille pas encore 20 ans pour en installer quelques autres, avenue Gal Leclerc/rue Michelet par exemple, entre autres très nombreux …..

vendredi, 17 septembre 2010

Conseil de quartier du 14-09-2010 : rien pour Caudéran

A cours de ce conseil de quartier, un peu ennuyeux ainsi que l'a rapporté la presse, les choses ont été claires : à Caudéran tout va bien !

En particulier pour les transports en commun, il a été marqué par la réponse très nette posée à propos des bus passant par Caudéran. A la question posée à Monsieur Juppé : "Après le projet de restructuration des transports urbains présenté il y a deux ans, couvrant l'ensemble du quadrant nord-ouest et qui a abouti au vote de l'investissement massif du tram D sur le secteur le plus au nord, est-il prévu un investissement pour le secteur sud passant par Caudéran, permettant au moins que les bus roulent dans de véritables sites propres sans discontinuité ? " Sa réponse fut clairement : " Non, rien n'est prévu"

Autrement dit, l'engagement de fournir à ce secteur un transport efficace, écologique et cohérent sur le quadrant nord-ouest n'est pas et ne sera pas tenu. QUE VAUT CAUDERAN, ici en matière de transports ?

Même chose pour les voiries, vieille histoire caudéranaise qui ne fait même plus rire : du saupoudrage sans cohérence. Nous avons maintenant la réponse officielle : Caudéran ne vaut rien ou presque rien.

lundi, 13 septembre 2010

Transports en commun : QUE VAUT CAUDÉRAN ?

La question d’un transport efficace, écologique et cohérent sur le quadrant Nord Ouest de la CUB ne devrait plus se poser : une concertation publique aux multiples réunions, puis le vote des élus, délégués à la Communauté Urbaine de Bordeaux le 9 novembre 2009 a momentanément "bouclé" le dossier….

Mais les tenants et aboutissants de cette grande parade médiatique pose de sérieuses questions. Ce qui devait constituer un projet adapté pour répondre globalement aux besoins d’un territoire bien mal desservi n’a abouti qu’à un investissement massif couvrant à peine la moitié du secteur concerné.

D’un côté, au nord, il est question d’indemnités « généreuses » et d’investissements fonciers impressionnants. De l’autre, au sud, il n’est question que de « miettes » pour de timides améliorations du réseau TBC 2010. Rallonger de quelques heures la plage de circulation des bus sur les « Lianes » ou ajouter ça et là un ou deux bus transversaux, ou encore supprimer certains tracés au nom de la « cohérence » (!??) n’est pas à la hauteur du vide que ce vote du tracé du tram D laisse derrière lui.

Parmi la flopée de chiffres avancés par la CUB, un seul devrait rester en mémoire : les trois lignes traversant Caudéran concentrent à elles seules près de 20 % de la totalité des fréquentations de bus de l’agglomération. Un bus sur cinq transporte les personnes se dirigeant ou provenant de Caudéran. Pourtant, il les transporte dans des conditions très aléatoires. Des bus bruyants et grinçants de tous côtés au moindre virage, sursautant à la moindre dénivellation. Des attentes et des temps de parcours incontrôlables. Peu d’abris voyageurs –un arrêt sur deux, environ- en est dépourvu.

L’horizon 2013 pour ce quadrant nord-ouest n’est donc pas financé. Le tram D, s’il arrive à se mettre sur les rails (en attente de la réponse du Tribunal Administratif appelé à statuer sur la conformité de la décision), engloutira toutes les réserves de financement au bénéfice d’un sur-équipement du secteur situé le plus au nord. L’honnêteté exigerait qu’au plus de 200 Millions – sans les rallonges- il y soit ajouté quelques dizaines de millions d’investissement indispensables pour le secteur sud. Ne serait-ce que pour faire circuler nos braves bus dans de véritables sites propres. Les études techniques de la CUB ont démontré qu’il était réalisable d’implanter des sites propres – les TCSP- sur la majeure partie des tracés caudéranais des lianes 16, 2 et 3.

Il n’y a aucune raison pour qu’il y ait deux poids, deux mesures. Prévoyant le passage d’un tram rue Fondaudège ou avenue de la Libération au Bouscat, on ne refuse pas de programmer plusieurs dizaines de millions d’investissement foncier pour compenser les stationnements supprimés. Prévoyant des sites propres rue de la Croix Blanche, rue Pasteur, avenue du Général Leclerc ou avenue Louis Barthou, la même envie de promouvoir des transports dignes de ce nom devrait animer nos décisionnaires. Actuellement, il faut se contenter de 5 à 600 mètres de sites propres sur les dizaines de kilomètres de tracés de ces trois lianes. Le bus doit péniblement d’insérer dans une circulation extrêmement dense. Le Caudéranais qui veut l’emprunter pour ses déplacements mérite mieux que cela ; 'Parce qu’il le vaut bien'.

Après les vacances l'action continue .....

Notre SITE a pu sembler abandonné durant cette période dite de « grandes vacances ». Il est vrai que celles des principaux responsables du Comité n’a pas permis de l’alimenter. Pourtant les visiteurs ont été nombreux. Sans doute plus pour "piocher" des renseignements pratiques sur le quartier que pour relever les traits d’humeur liés à l’actualité locale. Elle aussi a plus ou moins était en « vacance ». En reprenant le fil de ce moyen de contact, d’information et d’échange, nous en profitons pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants de notre quartier. Bienvenue aussi à ceux qui nous lisent pour la première fois.

lundi, 5 juillet 2010

OUI AU TRAM ... sur un tracé d'intérêt général.

Après les derniers articles parus dans la presse sur la Ligne D du tram, en particulier sur l'opposition de commerçants de la rue Fondaudège et l'avenue de la Libération, il n'est pas inutile de rappeler que le Collectif d'associations dont ils sont membres est solidaire de cette démarche.

La réunion qui s'est tenue au Bouscat le 28 juin était sur ce point édifiante : la question du tram D repoussée en fin de réunion n'a pas empêché de révéler l'embarras des élus, les ambiguïtés et approximations des réponses qui étaient apportées sur des points qu'ils ne semblent manifestement pas ou peu maîtriser. Cependant, la position de notre collectif ne peut être réduite à cette seule opposition à un de tracé de complaisance, choix prédéterminé, la "concertation" mise en avant par les élus n'étant qu'une mascarade, chacun le sait.

Nous sommes avant tout inscrits dans une démarche collective destinée à promouvoir un véritable projet de TCSP pour l'intérêt général du plus grand nombre des 160.000 habitants du quadrant nord-ouest.. Les 45.000 habitants de CAUDERAN sont de ce fait incontournables.

Notre collectif est un groupement de personnes convaincues d'être des "OUI AU TRAM". Mais loin d'être dans une démarche de complaisance manifestement pilotée eu sous-marin, nous défendons ensemble un véritable projet d'agglomération cohérent, projet répondant aux différentes études déjà réalisées, techniquement étayé ... Ce qui était sans doute la raison du trouble des élus et techniciens de la CUB ...et leur opposition a ce qu'il en soit débattu publiquement.

La "suspension" des travaux, uniquement motivée semble t-il par l'annulation encourue devant le TA, ne saurait nous satisfaire, s'agissant sans doute des prémices d'un enterrement. Il faut maintenant remettre l'ouvrage sur le métier afin de répondre à l'attente des nombreux usagers et habitants de notre secteur. Un TCSP structurant pour le quadrant nord-ouest répondant aux véritables enjeux pour demain ne peut plus attendre. C'est ce à quoi nous nous emploierons dans les semaines et mois qui viennent, en particulier sur notre quartier de Caudéran trop oublié de nos élus.

vendredi, 23 avril 2010

QUOI DE NEUF POUR LES TRANSPORTS COLLECTIFS A CAUDERAN ?

Les problèmes de transports soulevés par le COMITE DE QUARTIER DE CAUDERAN-CENTRE s’inscrivent dans une série de décisions politiques où Caudéran, étrangement, semble être mis à l’écart de tous les grands projets bordelais. Du projet « BORDEAUX 2030 », exit Caudéran. Du projet d’une ligne de tramway passant par Caudéran, les réponses serinées pendant la grande parade de la concertation publique se résumaient par « Circulez, il n’y a rien à voir !… » Et maintenant, pour les investissements en sites propres des bus traversant Caudéran, il y aurait d’autres priorités !

Pourtant, ces transports occupent une place de premier ordre dans l’importance des fréquentations : les 3 lignes structurantes traversant Caudéran sont parmi les 5 premières des 65 lignes de l'agglomération en passagers transportés. En 2008, la fréquentation totale des trois principales lignes de bus (16, 51, 53) dépassait déjà les 18 % de l’ensemble des bus de la CUB. Soit près d’un bus sur 5

Les Caudéranaises et Caudéranais attendent de leurs élus des signes concrets d’un changement. Il est trop tôt pour tirer des conclusions d’efficacité sur le plan TBC 2010 mis en place le 22 février dernier, mais trois réponses deviennent urgentes : - le rétablissement de l’itinéraire « Gabriel Fauré » de la ligne qui est devenue liane 16 : il met dans l’embarras trop de monde. - le retour aux fréquences de 7/8 minutes en heures de pointe pour les Lianes 2 et 3. - la modification du trajet de COROL33 danbs l'hyper-centre de Caudéran.

Pour le 16, un bus de complément comme le 74 n’assurant que le parcours Camille Julian/ Gabriel Fauré à raison de 3 passages/jour : 1 pour l’aller le matin et 2 en retour, fournit une réponse très en dessous de l’embarras causé par la suppression de cet itinéraire du 16. Suivant la bonne et vieille méthode de l’administration des transports à la CUB, le refuge dans l’inertie n’est plus admissible.

Pour les lianes 2 et 3 (ex 51 et 53), il n’a été tenu aucun compte des remarques et demandes exprimées lors des réunions publiques de présentation du plan TBC 2010 ; les fréquences en heures de pointe est nettement insuffisante ; avec TBC 2010, elles ont encore baissé en heures de pointe.(voir tableaux sur le site : Evolution des lignes de bus TBC 2010. ) Ces lignes continuent à être surchargées aux heures de pointe. Le minimum de bon sens demande de les ramener au moins à 7/8minutes et non 15 comme actuellement.

Il reste à ajuster les nouvelles lignes transversales, comme le COROL33 : son passage au centre de Caudéran (carrefour rue de l’Eglise/rue Barthou/ rue de Saint Amand - axe de circulation inter-communal déjà très chargé) pose un gros problème. Bus à grand gabarit, il peut difficilement négocier les virages en S de ce triple croisement et son engagement rue Saint Amand rend sa circulation très difficile. Des places de stationnements ont été supprimées, la seconde voie de la rue de l'Eglise aussi, ceci sans aucune concertation. Là, également, une solution de bon sens serait la modification de l’itinéraire : prendre la rue Louis Barthou vers la place Lestonnat, rue Gabriel Léglise, pour rattraper l’avenue De Lattre de Tassigny et reprendre à gauche l’avenue de Verdun. Ce tracé aurait, en outre, l’avantage de desservir un pôle sportif et un établissement scolaire importants. Des commerçants, des riverains se sont mobilisés, plus de 700 pétitions ont été recueillies. Les élus doivent répondre à leur demande.

Pour tous les bus, le manque de ponctualité et de fiabilité du temps de parcours reste le problème majeur que TBC 2010 n’a pas résolu. Au delà des grands discours lénifiants sur le développement durable, une information en temps réel des passages aux arrêts par panneaux électroniques (fiches horaires et affichage insuffisants) serait la condition sine qua non d’une incitation à un transfert massif de la circulation VP sur les transports publics et, par conséquent à une diminution sensible des déficits du « budget transports » de la CUB qui pèsent tant sur nos impôts. (budget global 140 millions d'€, déficit 100 millions d'€ !! )

LES BUS EN SITES PROPRES A CAUDERAN : C’EST POSSIBLE !

Au cours de la concertation pour les projets de tracés du Tram D, les services techniques de la CUB ont démontré qu’il était possible de faire passer un transport en TCSP (Transport en Commun en Sites Propres) à Caudéran : pourquoi, maintenant, le refuseraient-ils ? Notre dossier « Transports » a suffisamment d’arguments pour démontrer que si aucun projet de transports en TCSP n’est prévu sur Caudéran, cette situation ne résulte que d’une absence de volonté politique et non d’une impossibilité technique ou financière.

Les études réalisées par les services techniques évaluent un transfert de la VP aux transports publics de l’ordre de 25 à 30 % en heures de pointe. Þ La réalisation d’un tel plan exige un choix politique décisif : un investissement foncier pour le stockage de remplacement des stationnements ventouses sur les voies structurantes. Cet investissement est très abordable au regard du budget actuel de la CUB.

Þ Le réaménagement des arrêts, la cohérence de leurs emplacements et la construction d’abris voyageurs sur tous les arrêts est une condition importante pour inciter à choisir ce mode de transport (à Caudéran, 1 arrêt sur 2 seulement est équipé d’abri voyageurs)

Le Comité de Quartier de Caudéran-Centre est prêt à travailler au sein d’un comité d’usagers préconisé par Monsieur Lothaire pour étudier et mettre en œuvre cette possibilité.

mercredi, 31 mars 2010

Ligne D : OUI AU TRAM .... d'intérêt général !!!

Certains de nos lecteurs peuvent s’étonner de notre opposition au projet Ligne D du tram. Ce projet devait, à l’origine desservir l’ensemble du quadrant Nord Ouest (Caudéran, Le Bouscat, Bruges, le Haillan, Eysines, St Médard en Jalles). Au final, après d’habiles manœuvres de dissuasion et de persuasion, il se réduit à n’être que le dédoublement de lignes au bénéfice du secteur situé le plus au nord de ce secteur. Nous revendiquons également d’être des "OUI AU TRAM", à condition qu’il réponde aux attentes du plus grand nombre de ses usagers. Si une association-courroie de transmission de certains lobbies politiques- se présente comme seule à défendre modernité et développement durable, nous refusons d’être réduits aux personnages d’irréductibles gaulois cernés dans leur village assiégé !

Nous partageons tous la même conviction : ce grand quadrant Nord Ouest a cruellement besoin d’un transport de grande capacité. Encore faut-il savoir pour quoi faire et pour quelle population ! Le schéma directeur des transports adopté par la CUB en juin 2006 prenait acte de la nécessité de réaliser un moyen de transport en commun en site propre (TCSP) dans ce quadrant nord-ouest. Les services de la CUB ne peuvent nier qu’une très claire orientation sur le corridor nord a faussé le jeu.

Les premières études concluaient à la nécessité d’implanter « depuis le centre de Bordeaux un tronc commun puis 2 fourches, une au nord (Le Bouscat, etc….) l’autre au sud (Caudéran, Le Haillan, St Médard, etc. ...) ». Le placage artificiel, en cours de concertation, du principe de deux Corridors distincts, sans lien possible entre eux et le marquage d’exclusion sur l’un d’eux (sens interdit sur le Corridor Sud à la barrière St Médard) est, pour le moins, suspect de subjectivité. A cette curieuse façon de présenter les dossiers s’ajoute une série de manipulations de chiffres masquant les réalités. Des disparités importantes apparaissaient entre les deux corridors ; sa population, ses établissements scolaires ainsi que les augmentations de fréquentations relevées sur le réseau bus, faisaient d’abord ressortir une densité plus importante du Corridor Sud. Nos propres études, recoupant celles de la CUB montraient que les usagers des transports collectifs (bus) sont 44% plus nombreux dans le Corridor Sud que dans l’autre. Il compte 79.000 habitants contre 55.000 au Nord. La notion de « Corridor » permet, en outre, d’ignorer les données géographiques. Caudéran, avec ses 44.000 habitants représente près du tiers des 150.000 habitants du quadrant Nord Ouest. Comment peut-on les oublier ??

Au fil des réunions, toutes les propositions sortant du cadre du Corridor Nord qui devait obligatoirement passer par la rue Fondaudège, Le Bouscat et rejoindre Eysines/Cantinole étaient rejetées. L’argumentation sommaire avancée démontrait que les études étaient, par avance, condamnées : les petits arrangements entre maires de communes "amies" et les tractations immobilières ont pris le pas sur la raison et l’intérêt général. "Le tracé sud ? Impossible, on ne passe pas !"

C’est pourquoi, regroupé dans un collectif d’associations et de particuliers concernés par un tracé répondant à un minimum de « raison politique non politicienne » reliant St Médard en Jalles à Bordeaux, un projet alternatif cohérent a été élaboré et soumis aux autorités responsables en cours de concertation. Nous sommes revenus aux études initiales avec la possibilité de desserte des deux périphéries importantes du quadrant : tronc commun avec 2 fourches, Saint Médard d’un côté et Eysines de l’autres (avec bifurcation à Grand Louis). Les ingénieurs spécialistes tramway membres de nos associations ont été déterminants pour crédibiliser notre proposition.

Chacun sait qu’un projet politique n’a de réalité que dans la mesure où il est financé. Or, avant même que la concertation ne soit terminée (soit fin juin 2009), et donc qu’un choix soit effectivement déterminé, la CUB décidait dès le 16 janvier 2009 de présenter le seul tracé nord au MINISTERE DE L’ECOLOGIE ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE pour son dossier de financement, en vue d’obtenir une subvention. Le choix du tracé était donc fait 6 mois avant le terme de la consulation. Le "jeu" était joué d'avance, cette concertation alibi une mascarade.

C'est la raison de la centaine de recours devant le Tribunal admnistratif engagés par des associations, dont notre Comité de quartier, et des particuliers

En conclusion : OUI AU TRAM, mais OUI AU TRAM D’INTERET GENERAL, au service du plus grand nombre. La cherté de l’investissement (plus de 20 M d’€ le km) vaut le coût de ce combat.

mercredi, 10 mars 2010

TRAM Ligne D : les (mauvais) arguments utilisés par la CUB pour réfuter les solutions qui bousculent leurs certitudes

- « La rue Capdeville est trop étroite pour y disposer à la fois les 2 voies de tramway et les quais de stations »: Cet argument, qui se voulait définitif, est symptomatique de la mauvaise foi de la CUB: Jamais un concepteur de bonne foi ne pourra envisager de placer des quais de station rue Capdeville quand on sait que l'intervalle moyen entre station varie de 300 à 400m, que la rue Capdeville fait moins de 300m de long, et qu'il y a toute la place souhaitée pour implanter une station immédiatement à l'amont (Eglise St Seurin/place des Martyrs de la Résistance) et à l'aval (carrefour rue Roger Allo/rue de la Croix Blanche) de la rue Capdeville.

- « Le dédoublement des voies proposé par les associations est trop pénalisant pour la fréquentation du tram car il rend le tracé moins visible »: Cette solution adoptée sur de nombreux réseaux de villes à longue culture tramway (Suisse, Allemagne,...) est appliquée sur le réseau de bus de Bordeaux en de nombreux endroits et concernant les principales lignes: 1 (av. d'Arès-rue Georges Bonnac/rue Judaïque-av. De la République), 2 et 3 (rue de l'Ecole normale-rue de Caudéran/cours Marc Nouhaux-avenue de gaulle), 5, 6, 26, 29 et 56 (rue David Johnstone/rue Croix de Seguey), 9 (cours de la Somme-rue Pelleport/rue Malbec-rue Ténot), 16 (rue Judaïque-av; de la République/ rue jules Ferry- rue Georges Mandel). Jamais la CUB ni son exploitant n'ont remis en cause la lisibilité du réseau, alors qu'il s'agit de lignes de bus sans marquage au sol et que le tramway, avec ses rails, est infiniment plus visible. C'est faire peu de cas de l'intelligence des habitants de l'agglomération ! Mais c'est surtout un argument de mauvaise foi pour rejeter à priori la solution proposée par les associations de faire passer le tramway en sens entrant par la rue de la Benatte, la rue Chevallier et la rue Judaïque, et en sens sortant par la rue Capdeville et la rue de la Croix Blanche.

- « Le passage rue Capdeville et rue du Château d'eau nécessite de très importantes acquisitions foncières qui rendent le projet hors de prix »: La CUB, qui minimise le poids des indemnisations et acquisitions sur les tracés qu'elle a pré-définis (rue Fondaudège-avenue de la Libération), exagère l'impact des acquisitions foncières sur les tracés qu'elle réfute. L'étude EGIS-Rail présentée le 18 juin 2009 à la ville de Bordeaux est sur ce point caricaturale : alors qu'il est nécessaire de rétablir sous arcades des circulations piétons en reculant de 2m les façades de quelques rez-de-chaussée de la rue Capdeville et de la rue du Château d'eau, tout immeuble concerné est présenté comme devant être acquis sur toute la surface de la parcelle et sur tous ses étages ! On présente ainsi un scénario catastrophique et un impact foncier rédhibitoire, alors que la CUB, confronté pour la ligne B à un problème similaire, s'est contenté à l'angle de la rue Vital-Carles et du cours de l'Intendance, d'acheter un angle de magasin en rez-de-chaussée, pour rétablir sous arcade la circulation piétons, sans acheter ni démolir tout l'immeuble ! Quand elle veut , elle sait faire!

- L'affirmation péremptoire de la CUB lors de toutes les premières réunions de concertation , selon laquelle « il était absolument impossible de réaliser un tramway sur le corridor sud à l'intérieur des boulevards », prend toute sa saveur quand on la rapproche de la déclaration faite publiquement par le responsable de la mission tramway, lors de la dernière réunion de concertation, et en présence du Président de la CUB, du Vice-Président et de l'ensemble des maires concernés, à savoir: «  Oui, si les élus le décident, on peut effectivement réaliser un tramway sur le corridor sud. Ce n'est pas facile mais c'est réalisable »

Cette seule déclaration résume l'esprit dans lequel la CUB a mené la concertation !

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